Uvira : Une ville sous pression, le MSF apporte une réponse humanitaire à la communauté locale.

Published on Thursday 29 May 2025 - 06:54

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Depuis février 2025, l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF), en collaboration avec le ministère de la Santé, a pris en charge près de 400 blessés de guerre et 800 cas de choléra dans trois centres de traitement spécifiques, a indiqué Sylvain Groulx, coordinateur de projet de MSF à Uvira.

Dans une communication adressée à la presse, exploitée ce mercredi 28 mai 2025 par AVERTICOM, le coordinateur de projet de MSF affirme que les communautés locales font face à d’importantes difficultés d’accès aux soins de santé depuis le début des conflits armés à l’Est de la RDC, notamment en raison de l’occupation de certains territoires par des groupes rebelles.

L’avancée du M23/AFC jusqu’à Katogota continue d’exercer une pression croissante sur la ville d’Uvira, toujours sous contrôle gouvernemental.

« Nous avons tous paniqué lorsque nous avons entendu des coups de feu à l'intérieur de l'hôpital. Quand les tirs ont cessé, j'ai demandé à partir, même si mon fils était encore malade ; je ne me sentais pas en sécurité », témoigne Aisha cité dans la depeche de MSF, une jeune mère qui veillait sur son fils de 10 mois au centre de traitement de la mpox à l’hôpital général d’Uvira.

En février, les habitants ont rapporté de violents affrontements dans la ville entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés présumés, les combattants Wazalendo, une coalition de groupes armés opposés au M23/AFC. Les installations médicales n’ont pas été épargnées, compromettant directement l’accès aux soins pour les patients.

Présentes à Uvira depuis septembre 2024 pour répondre à une épidémie de mpox, les équipes de MSF étaient sur place lors des affrontements de février. Malgré les conditions difficiles, elles ont continué à fournir du matériel médical et à mener des interventions d’urgence, dès que la situation sécuritaire le permettait.

Selon MSF, depuis le début des violences dans la région, la ville d’Uvira accueille plus de 250 000 personnes déplacées, dont les besoins en nourriture, en soins de santé et en assistance humanitaire ne cessent de croître.

« C’est dans ce contexte que nous avons intensifié notre réponse afin de renforcer la prise en charge des blessés de guerre, des cas de choléra, ainsi que des victimes et survivantes de violences sexuelles », explique le Dr Aurora Revuelta, responsable médicale de MSF à Uvira.

Depuis février, MSF a ainsi traité près de 400 blessés de guerre et 800 cas de choléra, en collaboration avec le ministère de la Santé, dans trois centres de traitement situés dans les zones de santé d’Uvira et de Ruzizi. L’organisation a également réhabilité plusieurs points d’eau potable, contribuant ainsi à la prévention des maladies à potentiel épidémique.

La Rédaction.


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