UFMP organise une formation sur les droits des femmes et les lois y relatives.

Published on Friday 04 October 2024 - 00:40

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Dans le cadre de son initiative intitulée « Briser les coutumes rétrogrades pour une sécurité inclusive », l'UFMP asbl soutenue par Search For Common Ground, a organisé une session de formation de deux jours consacrée aux droits des femmes et aux lois les protégeant. 

L'atelier, qui s'est déroulé

du Mercredi 2 au Jeudi 3 octobre 2024 dans la salle des réunions de la Police Nationale Congolaise (PNC-UVIRA) a rassemblé des autorités coutumières, militaires, policières, des religieux ainsi que des jeunes et des femmes de différentes organisations.

Cette initiative selon la Coordinatrice de l'UFMP vise à renforcer l'inclusion des femmes dans tous les secteurs en brisant les coutumes rétrogrades qui freinent leur participation. L'accent a été mis sur l'héritage, souvent source de marginalisation, et sur la promotion de l'implication des jeunes filles dans les différents domaines, dont les forces de l'ordre et la fonction publique. 

Ces efforts tendent à surmonter les barrières sociales et culturelles qui empêchent les femmes de contribuer pleinement aux secteurs clés de la société, a souligné Joséphine Mungubi dans une interview accordée à AVERTICOM.

Les autorités coutumières, militaires et policières présentes à la formation ont pris des engagements importants. Elles se sont engagées à sensibiliser les chefs de groupements et les chefs de villages sur l'héritage, un domaine où les femmes sont souvent désavantagées. 

Elles ont également décidé de promouvoir l'adhésion des jeunes filles aux forces de sécurité et à la fonction publique, un pas crucial vers l'émancipation des femmes.

Les jeunes participants à l'atelier se sont engagés à promouvoir le respect des femmes en tant que partenaires égales et privilégiées. Ils ont décidé de vulgariser les textes de loi protégeant les droits des femmes et de dénoncer les abus commis à leur égard. En outre, les jeunes se sont engagés à surveiller activement l'application des lois relatives aux droits des femmes.

Pour les représentants religieux, ils se sont engagés à restituer les acquis de cette formation et sensibiliser les chrétiens, surtout les femmes sur l'importance du respect des droits de la femme et la lutte contre les pratiques néfastes.

Les femmes des organisations locales, quant à elles, ont affirmé leur engagement à promouvoir les droits des femmes et à veiller à la bonne application des lois existantes. Elles ont exprimé leur volonté de s'approprier les actions identifiées lors de cet atelier et de les intégrer dans leurs programmes respectifs pour garantir un véritable changement au sein de leurs communautés.

Lors de la première journée de formation, Madame Ngalya Bona, facilitatrice de la coalition des femmes défenseures des droits humains, a présenté une introduction sur les droits humains. La procuratrice de la République près du tribunal de paix est intervenue sur les articles de la Constitution relatifs aux droits des femmes, en insistant sur l'égalité des sexes et les instruments juridiques nationaux et régionaux en place.

Le deuxième jour, Maître Gislain Kabamba, défenseur des droits humains, a mis en avant les obligations des autorités concernant l'application des lois qui promeuvent les droits des femmes. Le chef de travaux Shukuru Shemitalo Léonard a clôturé la session en soulignant le rôle de la population et des autorités dans le respect et la promotion des droits des femmes.

Cet atelier de deux jours, organisé par l'UFMP asbl, marque une étape significative vers une société plus inclusive où les femmes peuvent jouir de leurs droits et participer pleinement à la sécurité et au développement de leurs communautés. 

Les engagements pris par les autorités, les jeunes, les religieux et les femmes des organisations locales laissent espérer un avenir plus égalitaire dans la région du Sud de la province du Sud-Kivu.

La Rédaction.


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