Réunis à Kinshasa pour résoudre les différends, les notables locaux appellent au calme.

Published on Thursday 20 June 2024 - 09:37

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Violents combats entre groupes armés locaux d'autodéfense en territoire de Fizi : Appel au calme des notables locaux vivant à Kinshasa.

Des affrontements violents ont éclaté entre des groupes armés locaux dans le territoire de Fizi depuis la semaine dernière, opposant le groupe CNPSC (Coalition nationale du peuple pour la souveraineté

du Congo), dirigé par William Amuri Yakutumba et le groupe Biloze Bishambuke, sous la direction de Delphin Kaleme alias Ngomanzito. 

Ces combats se déroulent principalement dans les hauts et moyens plateaux de Fizi. Une faction du groupe armé Biloze Bishambuke, menée par Célestin Assani Mbakanyi, a choisi de s'allier avec le CNPSC, exacerbant les tensions. 

D'après des témoignages recueillis par AVERTICOM.NET, les habitants du secteur de Nganja et des environs vivent dans la terreur, forcés de fuir leurs maisons pour échapper aux violences. De nombreux civils ont été enlevés par ces groupes armés, exacerbant la crise humanitaire dans la région. 

Le bilan reste encore inconnu, mais les déplacés, souvent sans ressources, cherchent refuge dans des zones plus sûres, mais leur situation reste précaire.

Le CNPSC a accusé le groupe Biloze Bishambuke de collaborer avec les rebelles du groupe armé étranger Red Tabara, ajoutant une dimension internationale à ce conflit local.

Les Biloze Bishambuke accusent aussi le groupe armé

Maï maï Yakutumba d'avoir orchestré le vol des bétails, la division de ses combattants, le territorialisme, le tribalisme et la chasse des habitants Fuliru dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu.

Face à cette situation préoccupante, les notables des tribus Bafuliru et Babembe se sont réunis à Kinshasa le 19 juin 2024. Ils ont discuté des moyens de résoudre cette crise et ont lancé un appel au calme, à l'unité et au vivre-ensemble entre les deux communautés. 

Les leaders locaux ont souligné l'importance de ne pas laisser l'ennemi profiter de ces divisions internes pour gagner la guerre.

L'honorable Justin Bitakwira de la tribu Bafuliru qui s'est exprimé devant la presse a exhorté les membres de sa communauté à l'apaisement, car selon lui, les tribus de Babembe et Bafuliru ont un ennemi commun, notamment les rebelles rwandais qui sèment la terreur dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

De son côté Kisubi Ngomoja Jean professeur à l'UPNC Kinshasa et notable de la tribu Babembe a souhaité que les deux communautés vivent en union pour éviter d'être vaincu par leur ennemi commun. « Nous ne voulons plus entendre la guerre entre ce deux groupes. » a-t-il souligné.

Les notables espèrent que ce dialogue contribuera à apaiser les tensions et à promouvoir une cohabitation pacifique dans la région, évitant ainsi une escalade de la violence qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les populations locales.

Les FARDC ne sont pas intervenues dans ces combats. Mais les sources militaires confirment ces affrontements et promettent de déployer une unité des FARDC dans cette partie, afin de protéger les civils.

La Rédaction.


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