Retrait de l’armée rwandaise à Goma et Bukavu, les FARDC alertent sur un risque de chaos similaire à Uvira.

Published on Saturday 24 January 2026 - 13:15

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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé une alerte sérieuse face à un possible retrait prochain de l’armée rwandaise et de ses alliés de la coalition AFC/M23 des villes de Goma et Bukavu, craignant la répétition d’un scénario de chaos sécuritaire similaire à celui observé récemment à Uvira.

Dans un communiqué de presse n°03 daté du 23 janvier 2026, exploité par AVERTICOM ce samedi 24 janvier, l’État-major général des FARDC affirme que les forces rwandaises et les rebelles de l’AFC/M23 mettraient en place des stratagèmes visant à semer l’insécurité après leur retrait des zones occupées, notamment dans les capitales provinciales du Nord-Kivu (Goma) et du Sud-Kivu (Bukavu).

Selon l’armée congolaise, ces manœuvres auraient déjà été expérimentées à Uvira, où, à la veille de leur évacuation, des actes de pillages organisés et de destruction auraient été perpétrés, laissant la ville exposée à des bandes criminelles. Les FARDC affirment que ces actions ne seraient pas spontanées, mais planifiées lors d’une réunion tenue le 17 janvier 2026 à Uvira, impliquant l’armée rwandaise, les rebelles de l’AFC/M23 ainsi que leurs alliés régionaux, dont Twiraneho et RED Tabara. 

L’objectif, selon la version militaire congolaise, serait de détruire des infrastructures publiques et privées, d’emporter du matériel de l’État et de manipuler les communautés locales afin de provoquer des tensions intercommunautaires. Face à ces risques, les FARDC assurent avoir anticipé le scénario et déployé des dispositifs de sécurité et de protection des civils dans les zones reprises, y compris à Uvira, afin de prévenir toute escalade de violences ciblant les communautés locales.

L’armée congolaise rejette par ailleurs ce qu’elle qualifie de campagne de désinformation, accusant certaines sources proches des forces d’occupation de tenter d’attribuer à tort aux FARDC des actes de maltraitance communautaire. Elle souligne que plusieurs médias indépendants locaux ont confirmé la mise en place de mesures de sécurisation en faveur de toutes les communautés, y compris celles qui auraient refusé toute instrumentalisation politique ou militaire.

Dans son communiqué, l’État-major général réaffirme que la RDC ne tolérera aucun acte assimilable à un génocide sur son territoire, se disant attachée au respect du droit international humanitaire et des droits humains. Alors que les regards sont désormais tournés vers Goma et Bukavu, cette alerte des FARDC intervient dans un contexte régional marqué par des repositionnements militaires, des discussions diplomatiques en cours et la perspective annoncée d’un dialogue national inclusif. 

Pour l’armée congolaise, la vigilance reste de mise afin d’éviter que d’éventuels retraits ne se transforment en stratégies de déstabilisation urbaine, au détriment des populations civiles.

La Rédaction d’AVERTICOM.


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