RDC: des arrestations arbitraires qui mettent en danger les vies des innocents 

Published on Tuesday 24 September 2024 - 18:07

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Dans les montagnes des hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu, la communauté Banyamulenge, souvent stigmatisée en raison de ses origines présumées rwandaises, endure des persécutions continuent.

Cette minorité ethnique, habitant le Congo depuis plus de quatre siècles, victime d'un conflit alimenté par des accusations et des actes de violence qui soulignent une tragédie humaine et une crise de justice.

Depuis fin 2017, les hauts plateaux du Sud-Kivu sont devenus le théâtre d'attaques répétées et les membres de la communauté Banyamulenge sont régulièrement ciblés.

Ces agressions sont souvent justifiées par des affiliations présumées à des groupes d'autodéfense qui disent qu'ils luttent contre les injustices locales perpétrées par les membres des autres communautés.

Cependant, ces accusations servent fréquemment de prétexte pour justifier des actes de brutalité et de discrimination à l'encontre de toute la communauté.

Certains membres de cette communauté arrêtés et transférés à Kinshasa. Plusieurs sources depuis Kinshasa font savoir que la  prison de Makala regorge des  détenus de la communauté Banyamulenge parmis eux,  on cite monsieurs Kigabo Bienvenu et Gicondo Paul. Les mêmes sources ajoutent que ces detenus traversent des conditions de vie déplorables et une absence de procès équitables.

Lors d'une visite dans cette maison carcérale, une source anonyme précise que monsieur Kigabo a été arrêté et torturé sans jamais être formellement inculpé ou jugé.

Cet homme a signalé à cette source qu'il n a aucune nouvelle de sa femme, madame Mafille Mutunzi Musama, ni de sa famille restreinte, ce qui met ce détenu dans une situation très compliquée de la vie.

Les membres de la communautés Banyamulenge sont victimes des arrestations arbitraires comme le cas des membres de la société civile, tel que Docteur Lazare Sebitereko, arrêté depuis le 29 Juin 2023 et libéré le 23 Septembre 2024. 

Les organisations de la communauté Banyamulenge, appuyées par des groupes de la diaspora, militent activement pour la libération de ces individus, montrant que leur détention est non seulement injuste mais aussi fondée sur des préjugés ethniques.

L'appel à la justice pour les Banyamulenge à l'est de la RDC en général et du Sud-Kivu en particulier est un cri urgent.

 Il est impératif que le gouvernement congolais et la communauté internationale prennent des mesures concrètes pour mettre fin à ces détentions arbitraires et pour restaurer la dignité et les droits de cette communauté longtemps opprimée. 

La libération des détenus et la reconnaissance de leurs souffrances sont des étapes cruciales vers la réconciliation et la paix durable dans la région.

La Rédaction.


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