Marie Mitila Ponga plaide pour la protection des femmes veuves, en marge de la célébration de la journée internationale des femmes veuves.

Published on Thursday 23 June 2022 - 20:16

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La cheffe du service Genre famille et enfant à Uvira lance un cri d'alarme aux personnes de bonne foi de venir en aide aux femmes veuves pour améliorer leur condition de vie.

Maman Marie Mitila Ponga a fait cette déclaration ce jeudi 23 juin 2022 au sortir d'une activité organisée par l'association des veuves, en marge de la commémoration de la journée internationale des femmes veuves célebree le 23 juin de chaque année.

D'après la cheffe de Bureau du service Genre famille et enfant, les conditions de vie des femmes veuves se détériorent du jour au lendemain, parce qu'elles n'ont pas de moyens pour vivre.

« Je suis très heureuse de célébrer la Journée internationale des femmes veuves aujourd'hui. Pour moi c'est une journée de réflexion sur la vie que mène les femmes veuves d'uvira. Les défis des veuves aujourd'hui sont multiples et affectent la vie de leurs enfants orphelins. Nombreux sont devenus des mandiants et d'autres mènent une vie misérable. » s'inquiète Marie Mitila Ponga.

Selon elle, les femmes veuves n'ont pas de moyens pour vivre, et que nombreuses parmi elles sont tuées, assassinées pour avoir été accusées de la sorcellerie. 

« Elles subissent des violences basées sur les genres, surtout quand l'homme est mort, la famille viole les droits de la femme veuve. Donc les droits de la femme veuve ne sont pas respectés. » précise la cheffe de bureau du service Genre famille et enfant.

Elle a en outre demandé aux autorités et aux services de sécurité de s'impliquer davantage pour la protection des femmes veuves. 

« Que les autorités s'impliquent pour la protection des veuves. Qu'elles plaident pour elles, auprès des organisations humanitaires nationales qu'internationales pour qu'elles viennent en aide à ces femmes. Elles sont devenues mendiantes, elles arrivent même à voler les feuilles de manioc, les amarantes dans les champs parce qu'elles sont affamées et manquent de moyens pour se ravitailler de la nourriture. » regrette Marie Mitila Ponga.

« Dautres veuves circulent dans des parcelles cherchant des vêtements à lessiver pour voir qu'elles peuvent se prendre en charge, surtout les femmes veuves des militaires, parce que ces dernières ne reçoivent plus le salaire de leur Marie. » Conclut la même source.

La Rédaction.


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