Makanaki Kasimbira John appelle les Wazalendo à faire taire les armes et à protéger les civils.

Published on Sunday 18 January 2026 - 16:54

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Au lendemain du retrait des éléments de l’AFC/M23 et des militaires rwandais de la ville d’Uvira, la situation sécuritaire demeure tendue. Dans un message audio largement relayé sur les réseaux sociaux et exploité par AVERTICOM ce dimanche 18 janvier, le général autoproclamé Makanaki Kasimbira John a lancé un appel pressant aux combattants Wazalendo à la retenue et à la protection des populations civiles.

S’adressant directement aux chefs de groupes armés d’autodéfense, il a rappelé que la ville d’Uvira abrite des civils innocents, appelant les combattants à privilégier la sécurisation plutôt que les démonstrations de force.
« À Uvira, il y a vos frères et sœurs, vos enfants, vos mères et vos pères. Veuillez sécuriser la ville, contrôler correctement tous les quartiers », a-t-il déclaré.

Dans son message, Makanaki Kasimbira John a également exhorté les Wazalendo à interdire formellement les tirs d’armes à feu en milieu urbain, qualifiant ces pratiques de dangereuses et irresponsables. Il a insisté sur la nécessité de vérifier la présence éventuelle de bombes, de mines antipersonnel et d’autres restes explosifs de guerre, appelant à l’arrestation de tout combattant qui tirerait sans contrôle dans la ville.

Cet appel intervient dans un contexte particulièrement délicat. Les éléments de l’AFC/M23 et les militaires rwandais ont quitté Uvira le samedi 17 janvier 2026, marquant un tournant dans la dynamique sécuritaire locale. Le lendemain, dimanche 18 janvier, l’entrée des combattants Wazalendo dans la ville a été signalée, notamment par des tirs de balles en l’air.

Selon plusieurs sources locales, des coups de feu ont continué d’être entendus dans différents quartiers de la ville jusqu’aux environs de 15h30. Si certains témoignages évoquent une « chasse de l’ennemi », ces tirs ont provoqué la peur et la confusion parmi la population civile, déjà éprouvée par des semaines de violences et d’instabilité.

Des acteurs de la société civile appellent, de leur côté, à un strict respect des règles de protection des civils et à une coordination claire avec les autorités étatiques afin d’éviter tout dérapage sécuritaire. Ils soulignent que les tirs intempestifs en zone urbaine constituent une menace directe pour les habitants et risquent d’aggraver le climat de tension.

À l’heure actuelle, aucune communication officielle des autorités militaires n’a encore précisé les mesures prises pour encadrer la présence des Wazalendo à Uvira. Dans l’attente, les appels à la retenue, au professionnalisme et au respect de la vie humaine se multiplient, alors que la population espère un retour durable au calme et à la sécurité.

La Rédaction d’AVERTICOM.


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