La société civile met en garde contre les lynchages et appelle au respect de la justice légale.

Published on Monday 19 January 2026 - 12:12

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Face à la situation sécuritaire tendue qui prévaut dans la province du Sud-Kivu, la Société Civile provinciale tire la sonnette d’alarme contre la recrudescence des actes de justice populaire et des règlements de comptes entre citoyens. 

Dans une déclaration officielle signée le 18 janvier 2026 par Me Néné Bintu Iragi, présidente du Bureau de coordination provinciale et dont AVERTICOM a exploité, la société civile rappelle avec fermeté que toute personne soupçonnée de détenir une arme ou d’être impliquée dans des actes criminels ne doit en aucun cas être lynchée.
Selon cette structure citoyenne, les suspicions, aussi graves soient-elles, ne peuvent justifier des violences collectives. 

Elle insiste sur le fait que les personnes suspectes doivent être présentées aux services de sécurité compétents, seuls habilités à mener des enquêtes conformément à la loi.
« Tout recours à la justice populaire est à décourager », souligne la déclaration, qui met également en garde contre les actes de vengeance personnelle entre citoyens, souvent observés dans des contextes de crise sécuritaire.

La Société Civile du Sud-Kivu estime que ces pratiques constituent une grave menace pour la cohésion sociale, fragilisent davantage le tissu communautaire et compromettent les efforts de paix en cours dans la province. Elle appelle ainsi la population au calme, à la retenue et à la vigilance, tout en laissant à la justice le soin de faire son travail « le moment venu ».

Dans un contexte où la peur, la désinformation et les tensions communautaires peuvent facilement dégénérer, la société civile rappelle que le respect de l’État de droit demeure un pilier fondamental pour la stabilité et la paix durable au Sud-Kivu.

Elle exhorte enfin les autorités à renforcer la présence et l’action des forces de sécurité afin de rassurer la population et d’éviter que les citoyens ne se substituent aux institutions légalement établies.

La Rédaction d’AVERTICOM


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