Maître François Igilima analyse la motion de censure contre le gouverneur Jean-Jacques Purusi.
Published on Thursday 23 April 2026 - 19:26
Dans une tribune rendue publique ce jeudi 23 avril 2026 et exploitée par AVERTICOM, Maître François Igilima, Défenseur judiciaire près le Tribunal de grande instance d’Uvira et modérateur du Cadre de concertation de la société civile, s’exprime sur la motion de censure engagée contre le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.
Dans cette analyse, l’auteur revient sur les accusations portées contre le chef de l’exécutif provincial par certains députés provinciaux, notamment le non-respect des engagements, l’incompétence, des soupçons de détournement des deniers publics ainsi que la promulgation jugée irrégulière de l’édit budgétaire 2026.
Tout en reconnaissant le caractère légal et constitutionnel de la motion de censure comme mécanisme de contrôle parlementaire, Maître Igilima met en garde contre les risques d’instrumentalisation politique dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. La tribune soulève également plusieurs interrogations majeures, notamment sur l’attitude que pourrait adopter le Président de la République en cas d’adoption de la motion, alors que des positions politiques ont récemment plaidé pour la stabilité des institutions en période de crise.
L’auteur questionne aussi la légalité des actes posés par l’Assemblée provinciale siégeant à Uvira, considérée comme siège provisoire des institutions depuis mars 2025. Au-delà des considérations juridiques, Maître François Igilima appelle les députés provinciaux à faire preuve de responsabilité en privilégiant l’intérêt supérieur de la population du Sud-Kivu.
Il invite également le gouverneur à poser des actions concrètes et visibles pour répondre aux attentes des citoyens, estimant que la gouvernance ne peut se limiter à des promesses.
Dans une perspective plus large, la tribune plaide pour l’élaboration d’un plan stratégique de développement provincial, capable d’assurer une continuité des politiques publiques au-delà des changements de dirigeants, afin de sortir le Sud-Kivu des crises politiques récurrentes observées depuis 2006.
À travers cette prise de position, Maître François Igilima met en lumière les enjeux politiques, juridiques et sociaux liés à cette motion de censure, appelant à un sursaut de responsabilité collective en faveur de la paix, de la stabilité et du développement du Sud-Kivu.
La Rédaction d'AVERTICOM.
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