14 mois d’arriérés pour les députés provinciaux du Sud-Kivu, Kinshasa pointé du doigt.

Published on Friday 24 April 2026 - 11:18

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Dans la province du Sud-Kivu, la situation des députés provinciaux devient de plus en plus préoccupante. Les élus accusent jusqu'à 14 mois d'arriérés de salaire, une situation qui relance le débat sur la responsabilité de leur rémunération en République démocratique du Congo.

Contacté à ce sujet par AVERTICOM, un expert en gouvernance publique explique que la prise en charge des émoluments des députés provinciaux relève principalement du gouvernement central.
« En RDC, les députés provinciaux sont certes élus au niveau des provinces, mais leur dépend de la rémunération du Trésor public national. Cela signifie que c'est l'État central, à travers le budget national, qui doit assurer le paiement régulier de leurs salaires », précise-t-il.

Selon cet expert, les provinces interviennent davantage dans le fonctionnement administratif des assemblées provinciales (logistique, équipements, frais de session), mais elles ne disposent ni des ressources suffisantes ni du mandat principal pour assurer seules les salaires des élus.

Pour expliquer ces retards prolongés, plusieurs facteurs sont avancés. L'expert évoque notamment : des lenteurs administratifs dans la chaîne de paiement entre Kinshasa et les provinces ; des restrictions budgétaires au niveau national, liées à la priorisation des dépenses publiques ; ainsi que des désaccords politiques ou techniques pouvant retarder la validation des listes de paie.

« Ce type de situation reflète souvent des dysfonctionnements dans la coordination entre le pouvoir central et les institutions provinciales », ajoute-t-il.

Sur le terrain, ces arrivées ne sont pas sans conséquences. Plusieurs observateurs estiment que le non-paiement prolongé des députés provinciaux fragilise leur indépendance et peut affecter leur capacité à exercer pleinement leur mandat de contrôle et de représentation. Certains acteurs de la société civile intimés ainsi à une clarification des responsabilités et à une régularisation urgente de la situation afin de préserver le bon fonctionnement des institutions provinciales.

Face à cette crise, des voix s'élèvent pour recommander une réforme du système de gestion des finances publiques, notamment en renforçant la transparence et la prévisibilité dans le paiement des élus provinciaux. En attendant, les députés provinciaux du Sud-Kivu continuent d'exercer leurs fonctions dans un contexte financier incertain, tout en espérant une réaction rapide des autorités de Kinshasa.

La Rédaction d'AVERTICOM.


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