Les démobilisés d'Uvira brisent le silence face à leur condition de vie.

Published on Wednesday 10 August 2022 - 19:21

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Les ex combattants vivant à Uvira appellent le gouvernement congolais à penser à l'amélioration de leur condition de vie.

Célestin Kashologozi Birasi président des ex combattants qui s'est exprimé à ACTUALITEUVIRA.NET lundi dernier 8 août 2022 fait savoir que les civils démobilisés sont fatigués de la vie qu'ils sont en train de mener actuellement dans la ville d'uvira, à Fizi et dans les territoires de Mwenga et d'uvira.

Pour Célestin Kashologozi Birasi, les démobilisés sont devenus un commerce pour les uns et une affaire pour certaines organisations humanitaires d'entraide sociales. 

La plus part des organisations utilisent des ex combattants dans leur projet pour des fins personnelles ou pour le financement de leurs associations, a fait savoir la même source. Le président des ex combattants du sud du Sud-Kivu ajoute aussi que certains députés nationaux que provinciaux créent des démobilisés, pour leur intérêt particulier.

« Les problèmes que nous avons depuis que nous sommes sortis dans la brousse de kamina en 2017 sont nombreux. Nous sommes en difficulté. On nous a d'abord encadré pendant 4 ans. On nous disait qu'une fois retourner chez nous, nous serons pris en charge et on va nous faciliter une intégration meilleure dans la société. » a indiqué le président des ex combattants.

« La réalité troublante en est que depuis notre retour dans la vie normale, nous sommes délaissés. Nous n'avons pas d'occupation. Nos enfants n'ont pas accès à l'éducation, même accès à la santé. Nous sommes chassés dans des maisons de location. » a-t-il souligné.

Célestin Kashologozi Birasi invite le gouvernement congolais à faire tout moyen possible pour améliorer les conditions de vie des démobilisés, afin que les autres combattants puissent sortir dans les brousses.

« Si le gouvernement nous prend en charge réellement, personne d'entre nous ne peut retourner dans la brousse. Mais si nous restons isolés, délaissés, je penses que parmi mes frères certains peuvent encore embrasser les groupes armés. » insiste-t-il.

La Rédaction.


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