Le camp de Nyarugusu compte actuellement plus de 86 000 réfugiés congolais sur 174.000 réfugiés.

Published on Wednesday 14 January 2026 - 19:59

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Trente ans après le début de la guerre d’agression en République démocratique du Congo, le camp de réfugiés de Nyarugusu, situé dans la province de Kigoma en Tanzanie, continue d’accueillir des milliers de Congolais contraints à l’exil. Créé en 1996, ce camp demeure l’un des plus anciens de la région. 

Selon les chiffres communiqués par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Tanzanie, le camp de Nyarugusu compte actuellement 174 000 réfugiés, dont 86 918 sont de nationalité congolaise, fuyant les violences persistantes dans l’Est de la RDC. C’est dans ce contexte qu’une mission humanitaire congolaise, conduite par la Ministre d’État, ministre des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale, Ève Bazaïba, a effectué une visite au camp de Nyarugusu. 

Mardi 13 janvier 2026, la ministre a tenu un meeting populaire devant les réfugiés congolais, leur transmettant un message de solidarité, d’espoir et de retour volontaire au pays.
« Cette mission traduit la sollicitude permanente du Chef de l’État et du Gouvernement envers tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, particulièrement ceux contraints à l’exil par l’agression étrangère. Nous apportons un réconfort immédiat, des vivres et un message d’espoir, tout en travaillant avec les autorités tanzaniennes et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour une meilleure prise en charge et en vue d’un rapatriement volontaire digne et sécurisé dès que les conditions le permettront », a déclaré Ève Bazaïba.

Au cours de cette visite, les réfugiés ont bénéficié d’une assistance humanitaire composée notamment de sacs de farine de maïs, de haricots, de riz, de sucre et de soja, destinés à soulager temporairement leurs conditions de vie souvent précaires. De leur côté, les réfugiés congolais ont exprimé un message clair aux autorités de Kinshasa :
« Nous sommes prêts à rentrer, mais à une seule condition : le retour de la paix », ont-ils affirmé à la ministre.

Ce cri du cœur illustre l’attente persistante des déplacés congolais, partagés entre l’espoir de retrouver leur terre natale et la crainte de l’insécurité toujours présente dans certaines régions de l’Est du pays. Alors que la crise humanitaire perdure depuis trois décennies, la situation du camp de Nyarugusu rappelle l’urgence d’une paix durable en RDC, seule garantie d’un retour volontaire, digne et sécurisé des réfugiés congolais disséminés dans la région.

La Rédaction d’AVERTICOM


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