La conjonctivite virale dit APOLLO fait rage en milieu scolaire.
Published on Sunday 03 March 2024 - 09:14
Certains chefs d'établissement scolaire de la ville d'Uvira écartent les élèves atteints de la conjonctivite virale de ceux qui ne sont pas atteints, pour éviter la propagation du virus de cette maladie qui fait souffrir plusieurs habitants d'Uvira.
Dans d'autres écoles, les préfets et directeurs privent la liberté d'éducation à certains élèves ou écoliers atteints de la conjonctivite virale, pas pour le mauvais sens, mais pour éviter que les restes de leurs camarades ne soient contaminés par cette épidémie. Des malades sont donc demandés de retourner chez eux.
Ceci est un constat fait par les reporters de AVERTICOM.NET lors d'une décente effectuée dans certains établissements scolaires d'Uvira depuis Jeudi 29 février, Vendredi 1er et samedi 2 mars 2024.
Dans le complexe scolaire Action Kusaidiya, certains élèves retournent à la maison et d'autres sont écartés loin de leurs camarades. Cette situation s'est déroulée également au complexe scolaire la Grâce de Kimanga toujours dans la ville d'Uvira.
La même situation s'observe à l'Institut Kalundu et Kavimvira. Des élèves rencontrés sur terrain se sont exprimés par rapport à cette circonstance qui selon eux, perturbe la relation d'amitié avec leurs camarades et freine le bon déroulement de leurs activités scolaires.
« Chez moi à l'Institut Action Kusaidiya, je suis en train de faire retourner les élèves qui sont atteints de la conjonctivite virale à la maison. C'est une mesure barrière que j'ai prise pour arrêter la propagation du virus dans mon établissement scolaire. » a laissé entendre le préfet d'études.
« Moi je suis atteint de la maladie APOLLO. Depuis ce jour-là, mes camarades sont en train de me fouir, ils me considèrent comme un ennemi parce qu'ils ne veulent pas aussi qu'ils soient contaminés. » a souligné un élève de la 3e année littéraire à l'Institut Mwanga d'Uvira.« Moi ça fait trois jours que je ne fréquente plus le chemin de l'école, parce que je suis maladif d'Apollo. Ma maîtresse m'a donné un congé et m'a dit de retourner à l'école jusqu'à ce que je sois guéri. Elle a justifié sa position par le fait qu'elle ne veule pas que les autres élèves puissent être atteints d'Apollo. » a regretté Solange Sakina du complexe scolaire la Grâce.
À l'école primaire Ezio Melonie de Kavimvira, cette épidémie bat son plein gré. Des élèves et enseignants en souffrent, mais sans qu'ils ne soient traités. Le directeur de cette école primaire a fait savoir qu'il a déjà enregistré 117 cas de la conjonctivite virale au sein de son établissement scolaire.
Rusambwe Rumagira Gérard a ajouté que les enseignants de son école sont aussi contaminés. Il a signalé qu'il a pris aussi la décision de donner un congé à tout élève ou enseignant contaminé par cette épidémie pour éviter sa propagation.
Dans la prison urbaine d'Uvira, au sein des hôpitaux et centres de santé, dans les grands marchés de la ville, et au niveau de la mairie d'Uvira, cette maladie est d'actualité.
Nos reporters ont échangé sur ce dossier samedi 2 mars 2024 avec Isangi Mukambilwa Didas, Médecin traitant au Centre Hospitalier Saint Paul et consultant à la clinique la Fraternité de Mulongwe. Celui-ci a donné plus de détails sur cette épidémie.
Vous aurez ces détails dans nos prochains articles.
La Rédaction.
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