La campagne électorale devient un casse-tête pour certains candidats députés nationaux et provinciaux.

Published on Tuesday 12 December 2023 - 08:38

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La situation de la campagne électorale est chaotique pour certains candidats députés nationaux et provinciaux tant de l'opposition que de l'USN.

La campagne électorale a débuté depuis le 19 novembre dernier et sera clôturée le 18 décembre prochain. 3 semaines déjà, certains candidats députés ne savent pas à quel saint se vouer. Plusieurs d'entre eux n'attendent que le financement de la campagne par leurs partis ou regroupements politiques pour se lancer dans l'affaire, mais en vain. 

À quelques jours des scrutins généraux, c'est à dire le 20 décembre, il ya des candidats qui n'ont jusque-là commencé la campagne électorale, constatent nos reporters. Il ya des candidats députés dont leurs photos, effigies, banderoles ou affiches ne sont toujours pas visibles sur la place publique ou sur les murs dans différents quartiers de la ville et territoire d'Uvira.

Il y a aussi d'autres qui n'organisent même pas des rencontres avec leur base, de peur qu'ils ne soient taxés l'argent de transport, tricot, chapeau ou consommation de boissons par les électeurs. Ils s'abstiennent et attendent toujours l'argent de leurs autorités morales pour se lancer dans la campagne.

Nos reporters ont observé d'autres candidats qui manquent le financement, mais qui se sont lancés dans la campagne en attendant l'aide financière de leurs partis ou regroupements politiques respectifs. Ces candidats descendent sur terrain et utilisent la parole et appellent la population à travers leur discours, à ne pas voter les matériels ou l'argent, mais de voter utile. Leur cheval de bataille est parfois la prise de conscience des électeurs et le changement de mentalité.

Cette situation est d'actualité non seulement dans la ville et territoire d'Uvira, mais sur toute l'étendue de la République, parce que bon nombre des candidats députés nationaux et provinciaux sont ceux qui ont postulé parce-que la politique est devenu un métier le plus payant en RDC ou parce-qu'ils espéraient à un montant élevé relatif au financement de la campagne électorale, en provenance de leurs partis et regroupements politiques.

Au Sud-Kivu précisément, le nombre des candidats députés nationaux et provinciaux s'est élevé par rapport à l'année 2018. Pour les candidats députés nationaux dans la province du Sud-Kivu: à Fizi la CENI a enregistré 201 candidats, Bukavu ville 298, Idjwi 81, Kabare 200, Kalehe 186, Mwenga 149, Shabunda 92, Uvira 224, et Walungu 203.

Parmi ces candidats, il y a des jeunes et femmes qui ont leur propre argent et d'autres qui n'ont rien pour se lancer dans l'affaire politique. Il y a aussi des femmes et jeunes qui ont postulé, pas parce qu'ils ont voulu, mais parce qu'ils ont été sensibilisés par les acteurs politiques pour remplir le seuil de recevabilité. D'autres partis politiques ont préféré insérer les femmes sur leur liste, juste pour profiter l'occasion offerte par la loi électorale, laquelle occasion permet aux partis ou regroupements politiques de ne pas payer la somme d'argent si et seulement s'ils parviennent à respecter le genre.

Selon toujours le constat de nos reporters, d'autres candidats ont allé postuler comme membres de l'Union Sacrée, croyant que cette plateforme allait débourser une somme colossale en faveur de leurs cadres, pour battre campagne et bénéficier d'une majorité écrasante dans l'Assemblée nationale prochaine. Aujourd'hui, tous ces candidats sont dans l'embarras et ne savent pas quoi faire.

Nos équipes ont interrogé différents candidats qui nous ont fourni ces nouvelles, mais qui ont requis l'anonymat. La population est souveraine, elle est attendue le 20 décembre prochain dans les urnes pour exprimer leur volonté.

La Rédaction.


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