Godelive Lugambo consacre son mémoire de Master au rôle des organisations féminines du secteur informel dans les activités économiques des femmes
Published on Friday 18 September 2026 - 22:25
Madame Godelive Lugambo, présidente du Bureau de la Société civile Forces vives d’Uvira, a défendu ce vendredi 18 septembre 2026 son mémoire de Master en organisation sociale, lors d’une soutenance publique organisée à l’Institut supérieur de développement rural d’Uvira.
Intitulé « Rôle des organisations féminines du secteur informel dans le renforcement des activités économiques des femmes dans la ville d’Uvira », ce travail s’intéresse à la contribution des organisations féminines au développement des activités économiques des femmes dans la ville d’Uvira.
Dans son étude, Godelive Lugambo rappelle que l’économie informelle constitue une importante source d’emplois et de revenus dans les pays en développement. Les femmes y occupent notamment une place importante dans le petit commerce et le commerce transfrontalier.
Selon elle, à Uvira, le contexte frontalier et portuaire favorise la pratique de plusieurs activités économiques par les femmes. Celles-ci s’organisent notamment à travers des groupes d'entraide, des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC), des groupes SILC/CECI, des tontines, des likilimba ainsi que des réseaux de commerçantes transfrontalières et des groupes liés aux activités portuaires.
Selon l’étude, ces organisations fonctionnent principalement autour de l’épargne et du crédit, de la solidarité et de l’entraide, des réunions et contributions régulières, ainsi que de règles internes et de mécanismes de leadership.
Elles permettent également aux femmes de partager des informations sur les marchés et de développer leurs réseaux commerciaux. Toutefois, le niveau de formalisation varie d’une organisation à une autre.
Le travail relève que ces structures contribuent à permettre aux femmes d’accéder à l’épargne et aux microcrédits, de financer ou de maintenir leurs activités économiques, mais aussi de renforcer leurs compétences en matière de gestion et de négociation.
Elles favorisent également le développement du leadership et de la capacité de prise de décision des femmes, tout en constituant un mécanisme de solidarité face aux différentes crises auxquelles elles peuvent être confrontées.
Le résultat transversal de l’étude montre que les organisations féminines renforcent la capacité des femmes à maintenir et à développer leurs activités économiques.
Parmi les objectifs de cette recherche figuraient notamment l’identification des différentes formes d’organisations féminines du secteur informel présentes à Uvira, l’analyse de leur fonctionnement et de leur soutien aux activités économiques des femmes, ainsi que l’identification des contraintes organisationnelles, institutionnelles et économiques qui influencent leur rôle.
La Rédaction d'AVERTICOM
