Faux, la population de Bukavu et celle d’Uvira ne sont pas divisées suite aux discours de politiciens.

Published on Friday 28 March 2025 - 23:17

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Une vive polémique secoue le Sud-Kivu depuis la déclaration du député national Justin Bitakwira, faite le vendredi 21 mars 2025, au sujet de l’occupation présumée de la ville de Bukavu par les rebelles du M23/AFC. 

Cette déclaration, relayée massivement sur les réseaux sociaux, a provoqué une montée des discours de haine et exacerbé les tensions entre les communautés des Bashi de Bukavu et des Bafuliru d’Uvira.

Les notables et leaders de Bukavu n’ont pas tardé à réagir, dénonçant des propos haineux, dangereux et contre-productifs. « C’est inacceptable qu’un leader politique tienne de tels propos à un moment où l’unité provinciale est cruciale face à la menace commune que représente l’insécurité », a déclaré un député provincial de Bukavu. 

Plusieurs responsables de la société civile ont également condamné la sortie de Bitakwira, estimant qu’elle jette de l’huile sur le feu dans une région qui a besoin de cohésion et de solidarité.

« Ce type de discours alimente les conflits identitaires et compromet les efforts de paix entrepris par les différents acteurs sur le terrain. Les leaders doivent au contraire prôner l’unité, le vivre ensemble et la responsabilité dans la parole publique », a souligné un membre du Cadre de concertation de la société civile d'Uvira.

Dans le cadre de la campagne “Vrai ou Faux”, qui vise à lutter contre la désinformation et les discours de haine en ligne, plusieurs observateurs appellent la population à la vigilance. Le message de Justin Bitakwira est jugé faux et dangereux, car il repose sur des généralisations, des accusations sans preuves et des insinuations communautaristes susceptibles de dégénérer en conflit.

Les acteurs de paix et les médias sont invités à diffuser des contenus vérifiés, apaisants et à rappeler que la sécurité de la province ne peut être garantie que par la solidarité de toutes ses composantes, et non par la stigmatisation ou les divisions ethniques.

À l’heure où le Sud-Kivu traverse une crise sécuritaire complexe, les paroles des leaders doivent être porteuses de paix et non de discorde. Il est impératif de promouvoir la cohésion sociale, la tolérance et la vérification des faits avant toute prise de position publique. Le vivre ensemble reste le seul rempart contre les velléités de division, qu’elles soient politiques ou communautaires.

La Rédaction.


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