Éditorial No15: Appel au chef de l'État pour la démission du gouverneur déchu.

Published on Thursday 08 December 2022 - 00:45

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« Du gouvernorat vers la prison? le sort de Ngwabidje. Il ne peut pas intimider les jeunes avec ses arrestations arbitraires et sa violation des droits humains. »

Le jeu politique de la province du Sud-Kivu devient de plus en plus alarmant depuis les révélations des rapports de l'IGF sur le détournement présumé des derniers publics par le gouverneur le plus contesté au monde Théo Ngwabidje Kasi.

Contesté depuis longtemps, d'une part par la population Sud-Kivutienne et d'autre part par la majorité des députés provinciaux, l'autorité provinciale récemment déchue a toujours eu la chance de rester au pouvoir bien que déchue mainte fois par les élus du Sud-Kivu. Nul n'ignore qu'il est ami du ministre des affaires intérieures et proche de la première dame du pays.

Des jeunes révolutionnaires connus sous le nom des « Jeunes pétitionnaires » ne restent pas indifférents face aux manœuvres orchestrées par Théo Ngwabidje dans la gestion de la res publica.

Ces jeunes dénoncent souvent ce qu'ils qualifient de « megestion, de détournement, de corruption, de l'insécurité grandissante, et de violation des droits humains » observés dans son régime depuis qu'il est gouverneur, jusqu'à présent.

Si tout le monde constate ces anti valeurs et inégalités sociales dans le gouvernement Ngwabidje, celui-ci fait une sourde oreille et ne veut pas abandonner la chaise électrique.

Si le président de la République Félix Antoine Tshisekedi s'est engagé à combattre les antivaleures et les inégalités sociales, et si le chef de l'État est soucieux d'instaurer un état des droits en RDC, pourquoi collaborer avec des gouverneurs qui piétinent sur son engagement ?

Il serait mieux de déboulonner certaines autorités provinciales, notamment le locataire de Nyamoma au Sud-Kivu, pour répondre aux besoins de la population, car le peuple a montré sa volonté à travers ses représentants qui sont les députés provinciaux.

La fois dernière, les amis de l'autorité provinciale, dont les agents de la cellule d'investigation du gouvernorat avaient arrêté arbitrairement et tabassé un jeune pétitionnaire du nom de Bienfait Zihindula, parceque celui-ci critiquait son gouvernement.

Pendant ce temps, d'autres jeunes pétitionnaires et journalistes qui diffusaient ou publiaient l'information sensible à cette affaire, vivaient de façon clandestine.

En ce moment, un autre jeune pétitionnaire arrêté par ces mêmes personnes, passe nuit dans des mauvaises conditions, dans un cachot inconnu, pour avoir dénoncé la megestion dudit gouverneur.

La liberté d'expression et les droits à la libre circulation sont garanties par les lois de la République, mais ignorées par TNK. L'arrestation arbitraire est prohibée par la loi congolaise. Tous ceux-ci sont des infractions qui peuvent lui tourner au dos, une fois que le président demande sa démission, ou même s'il est toujours gouverneur, car nul n'est au dessus de la loi.

Le silence de Kinshasa face à tous ce qui se passe en province, est un complot contre le Sud-Kivu.
Pour sauver la province, et pour conserver les valeurs démocratiques de la RDC, le gouverneur Théo Ngwabidje doit accepter d'être critiqué, parceque les critiques vont lui permettre d'améliorer sa façon de faire, de penser et d'agir.

Le chef de l'État est donc appelé à prendre ses responsabilités pour déboulonner le locataire de Nyamoma déchu déjà, afin de préserver les valeurs démocratiques en province du Sud-Kivu et en RDC, tel que voulu par le peuple congolais.

Placide Kefa Karago, Éditeur.


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