Les femmes leaders d'Uvira brisent le silence au sujet de l'absence de la femme au poste d'administrateur de territoires au Sud-Kivu.
Published on Saturday 06 May 2023 - 04:21
Les filles et femmes du Sud-Kivu ont Constaté que l'ordonnance présidentielle portant nomination des administrateurs de territoires n'a pas tenu compte du caractère inclusif qui devrait la caractériser.
Cette déclaration a été faite jeudi 4 mai 2023 par les femmes animatrices des organisations de défense des droits de la femme, de l'Académie des femmes, Mouvements citoyens et membres du cadre de concertation des sociétés civiles de territoires et villes du Sud-Kivu, dans une conférence qu'elles ont animée dans la salle de l'auditorium des femmes de la mairie d'Uvira en ville d'Uvira au Sud-Kivu.
D'après Rachidi Nafisa Agnès qui a lu le mémorandum adressé au gouverneur de la province du Sud-Kivu, il a été constaté que les femmes qui ont exercé dans le passé les fonctions d'administrateurs de territoires n'ont pas été reconduites dans leur fonction.
« Le caractère non inclusif de l'ordonnance présidentielle du 18 janvier 2023 excluant 4 femmes Administrateurs de territoires adjointes dans les territoires d'Idjwi, de Fizi, de Walungu et d'Uvira, nommées par l'ancienne ordonnance présidentielle et qui disposaient bel et bien chacune déjà un numéro matricule avec une expérience avérée à l'administration publique et au point d'animer pour certaines d'entre elles, les fonctions de leurs titulaires pendant plus d'une année, nécessiterait un correctif. » souligne une autre source.
Cependant, ces femmes estiment que la nomination des nouveaux animateurs de territoires a annulé les efforts des femmes au niveau de la gouvernance locale à telle insigne qu'un déséquilibre manifeste n'est plus à démontrer dans la répartition des postes à la territoriale où les femmes sont majoritairement exclues, alors que celles-ci occupaient jadis 4 postes sur 24 au Sud-Kivu.
Face à cette situation, Rachidi Nafisa Agnès a fait savoir que les femmes animatrices des organisations de défense et des droits de la femme, de l'Académie des femmes, des Mouvements citoyens et membres du cadre de concertation des sociétés civiles de territoires et villes de la province du Sud-Kivu ont plaidé à Bukavu, auprès du gouverneur de la province du Sud-Kivu pour qu'il porte à l'attention du pouvoir central leur cri d'alarme, afin de réhabiliter les quatre femmes Administrateurs adjointes et promouvoir les deux autres au poste de titulaire.
Ces femmes recommandent également à l'autorité provinciale de pousser les partis politiques à respecter les dispositions de l'alinéa 3 de l'article 13 de la loi électorale telle que modifiée par la loi numéro 22/029 du 29 juin 2022 en alignant 50 % de femmes sur les listes électorales.
La Rédaction.
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