Le CEDEJ-GL présente une étude sur les facteurs qui influencent la participation des jeunes femmes à la politique et à la consolidation de la paix

Published on Friday 26 June 2026 - 01:30

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Le Cercle d'Échange pour le Développement des Jeunes des Grands Lacs (CEDEJ-GL) a présenté, ce jeudi 25 juin 2026, les résultats d'une étude portant sur les facteurs qui favorisent ou entravent la participation des jeunes femmes à la vie politique et à la consolidation de la paix au Sud-Kivu. L'atelier s'est tenu dans la salle de réunion de la CARITAS, en ville d'Uvira, en présence des représentants des organisations de jeunes, des services étatiques et d'autres acteurs engagés dans la promotion de la paix et de la gouvernance inclusive.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet « Wasichana na Amani : renforcer la participation significative des jeunes femmes pour la paix au Sud-Kivu », financé par la fondation Kvinna till Kvinna.

Selon Aline Shuni, cheffe de projet au sein du CEDEJ-GL, cette rencontre visait à partager les résultats de l'étude, à permettre aux différentes parties prenantes de s'en approprier les recommandations et à promouvoir un dialogue multi-acteurs sur les défis liés à la participation politique des jeunes femmes ainsi qu'à leur implication dans les initiatives de consolidation de la paix.

« Nous voulons favoriser l'appropriation des résultats de cette étude par les différents acteurs afin de développer des stratégies et des actions concertées en faveur d'une participation inclusive, équitable et durable des jeunes femmes dans les processus politiques et de paix au Sud-Kivu », a-t-elle expliqué.

Les résultats de l'étude révèlent que plusieurs obstacles continuent de freiner l'engagement des jeunes femmes dans les instances de prise de décision. Parmi les principaux facteurs identifiés figurent les coutumes rétrogrades, certaines normes sociales et religieuses défavorables, le manque de confiance en soi, le faible niveau d'éducation ainsi que les difficultés financières auxquelles sont confrontées de nombreuses jeunes femmes.

L'étude souligne également que, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées par les organisations de la société civile, la représentation des jeunes femmes dans les espaces de décision reste encore faible. Pour améliorer cette situation, les chercheurs recommandent aux jeunes femmes de renforcer leur confiance en elles, de participer aux formations professionnelles, de mieux s'informer sur leurs droits et les opportunités existantes, ainsi que de rechercher l'accompagnement de mentors.

L'étude invite également les autorités publiques, les partenaires au développement et les organisations de la société civile à veiller à l'application effective des lois relatives à l'égalité entre les femmes et les hommes, à faciliter l'accès des jeunes femmes à l'éducation et aux financements, et à lutter contre les coutumes et pratiques discriminatoires qui limitent leur participation à la vie publique.

À travers cette initiative, le CEDEJ-GL entend contribuer à la promotion d'une gouvernance plus inclusive, où les jeunes femmes occupent pleinement leur place dans les processus de prise de décision et de consolidation d'une paix durable au Sud-Kivu.

La Rédaction d'AVERTICOM.NET


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