Frontière de Kavimvira : « En dehors des services reconnus par l'ordre opérationnel, il n’y a pas d’autres services », affirme le receveur Justin Mutombo
Published on Thursday 08 October 2026 - 20:51
Le président de l’Ordre opérationnel à la frontière de Kavimvira, Justin Mutombo, affirme que les services officiellement autorisés à opérer à ce poste frontalier sont connus et encadrés par les autorités. Il réagit ainsi aux rumeurs faisant état de la présence de plusieurs services qui seraient à l’origine de tracasseries à l’encontre des usagers en provenance du Burundi.
S’exprimant devant les journalistes ce jeudi 8 octobre 2026, Justin Mutombo a rappelé que l’Ordre opérationnel constitue un cadre juridique mis en place par le gouvernement pour favoriser un climat propice aux affaires et lutter contre les tracasseries, l’anarchie et le désordre aux frontières.
Selon lui, cinq services sont dits « apparents » à la frontière de Kavimvira. Il s’agit de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), de l’Office congolais de contrôle (OCC), de la Direction générale de migration (DGM), de la Police aux frontières (PNC) et du programme nationale de l’hygiène aux frontières (PNHF).
À ces services s’ajoutent des services dits « non apparents », notamment les renseignements militaires (DSF) et l’Agence nationale de renseignements (ANR). Le responsable de l’Ordre opérationnel précise également que le ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage dispose de deux services intervenant aux frontières : le Service de quarantaine végétale (SQV) et le Service de quarantaine animale et halieutique (SQAH).
Justin Mutombo soutient qu’en dehors de ces services, aucun autre service n’est officiellement habilité à exercer des missions à la frontière de Kavimvira. Concernant les taxes imposées aux petits commerçants transfrontaliers et aux opérateurs économiques, le président de l’Ordre opérationnel affirme qu’un système de guichet unique est déjà mis en place afin de faciliter les opérations et de limiter les tracasseries.
Il explique que les taxes et impots liées aux marchandises sont notamment payées auprès de la DGDA, de l’OCC, de la PNHF, du SQV et du SQAH, à travers le guichet unique. En revanche, les services tels que l’ANR, la DSF, la DGM et la Police aux frontières ne seraient pas habilités à exiger des taxes sur les marchandises des commerçants transfrontaliers.
« Les petits commerçants et les opérateurs économiques sont bien informés », a fait savoir Justin Mutombo, qui estime que le paiement des taxes légales constitue un devoir pour tout citoyen.
Réagissant aux informations faisant état de tracasseries à la frontière, le président de l’Ordre opérationnel affirme n’avoir, jusqu’à présent, reçu aucune plainte directe d’un commerçant transfrontalier ou d’un usager de la frontière de Kavimvira concernant de telles pratiques.
Il invite ainsi les petits commerçants transfrontaliers à mieux distinguer leurs droits de leurs devoirs afin de faciliter la collaboration avec les services opérant à la frontière. Justin Mutombo appelle toutefois les opérateurs économiques et les petits commerçants qui seraient victimes de tracasseries à les dénoncer auprès des autorités compétentes.
Pour le président de l’Ordre opérationnel, le respect des procédures légales par les usagers et le respect des droits des commerçants par les services publics doivent permettre de préserver un climat favorable aux échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et le Burundi à travers le poste frontalier de Kavimvira.
La Rédaction d'AVERTICOM
