19 000 églises reconnues et 30 000 en attente, une expansion qui interroge la régulation du secteur religieux.

Published on Wednesday 06 May 2026 - 15:39

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La prolifération des églises en République démocratique du Congo prend une ampleur remarquable, au point de susciter des interrogations jusque dans les institutions publiques. Lors d’une intervention au Sénat, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a livré des chiffres révélateurs sur l’essor des associations confessionnelles dans le pays.

Répondant à une question d’actualité liée à la régularité du permis de culte instauré par son prédécesseur, Constant Mutamba, le ministre a indiqué qu’environ 19 000 associations confessionnelles disposent actuellement d’une personnalité juridique, condition exigée par la loi congolaise pour organiser des activités de culte.

À ce nombre déjà élevé s’ajoute une masse encore plus importante de structures en attente de reconnaissance officielle. « Aujourd’hui, la République démocratique du Congo compte plus ou moins dix-neuf mille (19 000) associations confessionnelles ayant la personnalité juridique, et plus de trente mille (30 000) dont les requêtes sont en cours de traitement. Ce chiffre de 19 000 représente également le nombre de représentants légaux disposant de la personnalité juridique », a déclaré le ministre.

Malgré ces données, il reste difficile d’évaluer précisément le nombre de pasteurs actifs à travers le pays. Le ministre reconnaît lui-même cette limite : « car chaque confession regorge de pasteurs en fonction du nombre de paroisses, des églises et de leur dispersion sur l’étendue du territoire national ».

Sur le terrain, cette expansion rapide pose également la question du respect des normes d’implantation. Bien que certaines communes recommandent une distance variant entre 500 mètres et un kilomètre entre deux lieux de culte, cette règle est loin d’être appliquée, notamment à Kinshasa. 

Dans certains quartiers, il n’est pas rare de trouver plusieurs églises sur une même avenue, proposant souvent des programmes similaires.
Cette situation relance le débat sur l’encadrement du secteur religieux en RDC, entre liberté de culte et nécessité d’une meilleure régulation.

La Rédaction d'AVERTICOM.


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